• Un jour où le silence en neige immense tombe 
    Presque géométriquement en croix comme une tombe 

    Viens-tu dévoiler l'avenir 
    Du jour qui ne doit pas finir ? 

    Que nous disent les vieilles rues des cités ? 
    Parmi les poussières accrues de leur vétusté 

    L'espoir triomphant creuse les solitudes 
    Flambe l'austérité des froides habitudes 

    L'eau trop âgée à la surface qui se moire 
    Perd ses reflets comme on perd la mémoire 

    Reconnais-tu le temple au péristyle immense 
    Où du dragon vaincu dort l'antique semence ? 

    L'odeur du soir fêté sous les bosquets, l'aube doucement évapore 
    Aux petites heures du matin, le sommeil d'amour perdure encore 

    Larmes, vous avez chu dans l'aube au sillon des chemins 
    Vous pleurez de mes tristes yeux, vous tombez de mes mains 

    La tristesse a jeté sur mon coeur ses longs voiles 
    Et depuis j'ai sombré dans la mer des étoiles 

 

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