L'EVEIL

Publié le par jcd23

Je m'éveille à ta voix, je marche à ta clarté

Au loin, dans la brume sonore comme un rêve presque effacé

Les lunaires reflets vagues du calme nocturne

Sur les pas des vertus et de la vérité

Je vois, pâle et triste mon vieil amour des années passées

Passent dans une attente inerte et taciturne

Veux-tu mourir, dis-moi ? Tu souffres et je souffre

Vaines vanités dont pour moi le charme est envolé

Te voilà revenu, dans mes nuits étoilées

Et nos cœurs sont profonds et vides comme un gouffre

Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé

Bel ange aux yeux d'azur, aux paupières voilées

Comme lui, maintenant, régnant dans les ténèbres

Frappé au flanc par un douloureux mystère

Le jour mon cœur endurci doute et murmure encore

Ton génie invincible éclate en chants funèbres

Il répandait son sang pour féconder la terre

Mais dans la nuit des sens je voudrais le voir éclore

Et sur le vide immense tu as conquis l'univers

Il triomphe, et sa voix, sur un mode infernal

Avec de longs haillons de brume dans les cieux

Tu brillais de ses feux, l'insensible matière

Chante l'hymne de gloire au sombre dieu du mal

Brouillards, bâtissez un grand plafond silencieux

 

 

 

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